COP20 - Intervention de M. Laurent Fabius en plénière de clôture [en]

Conférence sur le climat - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en plénière de clôture de la COP 20

(Lima, 14 décembre 2014)

Monsieur le Président, Cher Manuel,

D’abord je voudrais vous féliciter de ce grand succès. Je pense qu’il est dû évidemment à toutes celles et tous ceux qui sont là, mais vous avez montré ce qu’un président efficace pouvait faire et vous avez placé la barre très haut. J’essaierai modestement de m’en rapprocher.

Je voulais intervenir quelques instants. D’abord pour dire tout simplement que nous allons préparer les choses pour vous accueillir toutes et tous de la meilleure façon possible.

J’ai noté dans toutes les interventions que les délégués soulignaient qu’ils voulaient un grand succès à Paris. Je vais vous faire une confidence : moi aussi ! Si ce soir nous n’étions pas parvenus à la décision que nous avons prise, les choses auraient été beaucoup plus difficiles. Mais il y a déjà, nous le savons tous, beaucoup de travail à faire, entre maintenant et le mois de décembre de l’année prochaine pour régler les questions qui sont encore en suspens.

Manuel Pulgar-Vidal nous a donné le chemin d’une bonne présidence, pour laquelle il faut de l’ambition, de l’écoute et l’esprit de compromis. Ce sont les trois mots d’ordre que suivra la France.

C’est une responsabilité et un honneur considérables d’accueillir une COP, surtout lorsque l’on répète que les décisions principales qui vont engager l’avenir devront être prises à Paris. Nous mesurons cette responsabilité et cet honneur et nous allons essayer d’en être dignes.

Je voudrais ajouter un point qui me frappe : quand on parle du travail que nous faisons ici, on entend des choses à l’extérieur qui sont parfois injustes, comme si nous multipliions avec plaisir des discussions compliquées qui s’éternisent. Mais, toutes celles et tous ceux qui sont là ont consacré une partie de leur vie et même toute leur vie à la question du climat pour faire en sorte que des millions de personnes à travers le monde puissent vivre mieux. Je pense que ce message, qui est le véritable sens du travail que nous faisons ici, doit passer à l’extérieur.

Un dernier mot. Nous avons tous à l’esprit ce qui s’était passé à Copenhague. Je pense que grâce au travail de vous tous et à la décision prise ce soir, le fantôme de Copenhague s’éloigne et l’espoir d’un succès à Paris se rapproche. Cela, nous le devons à vous tous et la France va faire le maximum pour vous accueillir comme il convient. Merci./.

publie le 17/12/2014

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