Conférence de Paris pour le climat - Afrique - Réponse de Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 01/12/2015)

Madame la Députée, vous avez raison, la question des financements sera au coeur de la négociation de la COP21. C’est d’ailleurs pour cela que, dès l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, en septembre dernier, le président de la République avait annoncé que nos contributions en faveur du climat, entre 2014 et 2020, passeraient de 3 à 5 milliards d’euros. Il est évident qu’une part substantielle de ces contributions ira à l’Afrique, qui est le continent le plus vulnérable.

Au-delà des questions financières, il s’agit d’apporter des réponses concrètes, dès l’an prochain. C’est pour cela que ce matin, à la suite des réunions qui se sont tenues à Malte, nous avons rencontré, avec le président de la République, quinze chefs d’État africains pour soutenir des projets concrets. Le président a annoncé ce matin que l’une des priorités serait de soutenir le projet destiné à développer les énergies renouvelables en Afrique. La France y investira 2 milliards d’euros, d’ici à 2020, pour financer plus de 10 gigawatts supplémentaires par année.

Il y a d’autres projets concrets, comme celui de la Grande muraille verte, dont nous parlons souvent, celui du lac Tchad ou du fleuve Niger, qui ont pour objectif de lutter contre la désertification et la déforestation.

Le président a également annoncé ce matin le triplement des financements en faveur de l’adaptation, laquelle est au coeur du sujet, car il est question, avec la COP21, non seulement d’atténuation, mais aussi d’adaptation.

J’aurai le plaisir de lancer ce soir, avec d’autres pays européens, un système d’alerte précoce. C’est une initiative que la France a annoncée lors de la conférence de Sendai. Il s’agit de permettre à plus de 1 milliard de personnes d’être sauvées demain par des systèmes d’alerte. Nous réunirons pour cela 100 millions d’euros.

Plus de 80 pays seront concernés. La France est donc mobilisée ; la France s’engage ; la France est responsable./.

(Source : site Internet de l’Assemblée nationale)

publie le 03/12/2015

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