Extrait des brèves du 04.07.2014

Les Brèves sont préparées chaque semaine par le Service Economique Régional.

Brèves d’Afrique australe du 04.07.14

Faits saillants :

Région : maintien de la Namibie et du Zimbabwe sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI)
Afrique du Sud : rebond technique de l’indice PMI en juin
Afrique du Sud : la grève de l’industrie métallurgique pourrait peser sur la notation souveraine (Moody’s)
Swaziland : retrait du pays de la liste des bénéficiaires de l’African Growth and Opportunity Act

Afrique du Sud

Rebond technique de l’indice PMI en juin

En juin, l’indice PMI s’est établi à 46,6 points, après 44,3 points en mai, tout en restant en-deçà du seuil des 50 points, traduisant une nouvelle contraction de la production manufacturière. Cette hausse s’explique avant tout par le rebond de la composante « emploi manufacturier » (+12,1 points à 49,3 points), qui a profité d’un effet base favorable après le plus bas atteint en mai (37,2 points). La progression de l’indice a toutefois été limitée par le repli de la composante « cycle des affaires » (-3,0 points à 39,5 points), reflet à la fois de l’atonie de la consommation intérieure et de la dégradation continue du climat des affaires.

La grève de l’industrie métallurgique pourrait peser sur la notation souveraine (Moody’s)

Selon Moody’s, la grève entamée cette semaine par 220 000 salariés de l’industrie métallurgique sous l’égide du National Union of Metalworkers of South Africa pourrait à terme peser sur la notation souveraine (Baa1, perspective négative). Près d’un tiers de l’industrie manufacturière pourrait directement pâtir de ce mouvement social selon l’agence, en particulier l’industrie automobile, dont l’approvisionnement des chaines de production s’effectue quasiment à flux tendu. Outre son impact négatif sur l’environnement des affaires, la grève, historique au regard de son ampleur, et dont les revendications portent sur une revalorisation salariale de 12 %, contre 7 à 8 % consentie par le patronat, pourrait davantage amoindrir le dynamisme de l’activité et la confiance des agents économiques, l’indice du climat des affaires ayant atteint en mai son plus bas niveau depuis 2009.

Légère hausse de la dette extérieure au T1 2014 (Banque centrale)

La dette extérieure brute s’élevait à 138,5 Mds USD au T1 selon la Banque centrale, soit 39,1 % du PIB, après 137,1 Mds USD au T4 2013. La dette extérieure du secteur bancaire (26,7 Mds USD) a enregistré la plus forte hausse (+3,4 Mds USD) en raison de l’augmentation des emprunts de court terme (1,6 Md USD) et de long terme (1,2 Md USD). La progression de la dette a toutefois été contenue par la diminution des engagements de l’Etat (-1,0 Md USD à 51,1 Mds USD), du secteur privé hors secteur bancaire (-0,8 Md USD à 15,0 Mds USD) et de la Banque centrale (-0,2 Md USD à 0,5 Md USD). La dette des entreprises publiques est par ailleurs restée quasi-inchangée (+0,03 Md USD à 16,7 Mds USD), de même que les engagements des filiales vis-à-vis de leur maison-mère (-0,02 Md USD à 28,4 Mds USD). Sur un an, le stock de dette extérieure a diminué de -1,5 % en g.a au T1.

La croissance du crédit au secteur privé se stabilise en mai (Banque centrale)

En mai, le crédit au secteur privé a progressé de +8,3 % en g.a, un rythme stable par rapport à avril et conforme aux attentes du consensus. La croissance du crédit au secteur privé a été soutenue par l’augmentation des crédits aux entreprises, en hausse de +13,3 % en g.a, après +12,5 % en avril. Le taux de croissance des crédits aux ménages a en revanche décéléré, à +4,3 % en g.a, après +4,6 % en avril, dans le sillage du durcissement des conditions d’octroi des crédits, en particulier sur les prêts à la consommation.

publie le 01/08/2014

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