Extrait des brèves du 11.07.2014

Les Brèves sont préparées chaque semaine par le Service Economique Régional.

Brèves d’Afrique australe du 11.07.14

Faits saillants :

Afrique du Sud : vers la révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2014 (FMI)
Afrique du Sud : légère baisse des réserves de change en juin (Banque centrale)
Angola : adoption de cinq nouveaux codes fiscaux (autorités)
Malawi : baisse du taux directeur à 22,5 % (Banque centrale)

Afrique du Sud

Vers une révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2014 (FMI)

Le représentant du FMI en Afrique du Sud a annoncé cette semaine que le Fonds pourrait abaisser sa projection de croissance pour 2014 à l’occasion de la publication de ses prévisions de juillet. Après avoir révisé sa prévision de +2,8 à +2,3 % en avril, les mouvements sociaux dans l’industrie minière et métallurgique couplés aux contraintes d’approvisionnement en électricité pourraient davantage peser sur le dynamisme de l’activité. Alors que les dernières projections oscillent entre +1,7 % (Fitch) et +2,1 % (South African Reserve Bank), la croissance reste très inférieure à son niveau d’avant crise (la moyenne annuelle était de +6,5 % entre 2004 et 2007). Face à une politique économique de plus en plus contrainte, tant sur le plan monétaire que budgétaire, l’économie demeure à cet égard durablement exposée à un risque de stagflation.

Baisse des réserves de change en juin (Banque centrale)

Fin juin, les réserves de change (devises, or et DTS) ont diminué de -0,6 Md USD, à 48,7 Mds USD, correspondant à près de 6 mois de couverture des importations. Cette baisse s’explique avant tout par la diminution des réserves de devises (-0,8 Md USD) en lien avec le remboursement par l’Etat d’un emprunt extérieur (1,0 Md USD). Le repli des réserves a toutefois été atténué par des effets de valorisation sur les réserves d’or (+0,2 Md USD). Les liquidités internationales nettes (international liquidity position) se sont élevées à 44,8 Mds USD, après 44,5 Mds USD en mai, en dépit du léger recul (-0,1 Md USD) de la position à terme de la Banque centrale (3,1 Mds USD).

Recul de la production manufacturière en mai (autorités)

En mai, la production manufacturière a diminué de -3,7 % en g.a, après -1,9 % en avril, au-delà des attentes du consensus (-1,5 %), en raison essentiellement du recul de la production de l’industrie automobile (-15,9 % en g.a) et métallurgique (-6,8 %). Cette baisse a toutefois été atténuée par l’augmentation de la production de l’industrie pétrochimique (+3,4 %). A noter par ailleurs que la production minière s’est repliée de -6,5 % en g.a en mai, après une hausse de +2,0 % en avril, dans le sillage de la chute de la production des métaux du groupe platine (-48,5 %).

Vers une régulation plus stricte des produits dérivés de gré-à-gré (National Treasury)

Le ministère des Finances vient de publier, pour consultation publique, le projet de loi destiné à mieux encadrer le marché des dérivés de gré-à-gré conformément aux engagements pris par l’Afrique du Sud en 2009 dans le cadre du G20. Le texte, élaboré conjointement avec la Banque centrale et le Financial Services Board, prévoit que les contrats de gré-à-gré soient désormais négociés sur des plateformes d’échange afin de limiter les expositions excessives. Après la publication d’un code de bonnes pratiques par le Financial Services Board d’ici à la fin de l’année, la réforme du secteur financier devrait progressivement aligner la réglementation prudentielle locale sur celle des juridictions les plus avancées en la matière (Australie, Brésil, Etats-Unis, Union européenne).

Projet de recapitalisation de la banque publique de développement et d’extension géographique de son mandat

Le projet d’amendement à la loi de 1997 sur la Development Bank of Southern Africa (DBSA) a été présenté au Parlement. Il prévoit l’extension du mandat de la DBSA à l’ensemble de l’Afrique (sur décision du Ministre pour chaque pays) et non plus à la seule SADC, l’augmentation du capital et une tutelle du Ministre des finances renforcée. Concernant le capital autorisé, il est actuellement de 5 Mds ZAR (0,5 Md USD) et le projet d’amendement prévoit de le porter à 20,2 Mds ZAR (1,9 Md USD). Cette hausse pourrait se faire à travers la conversion d’une garantie souveraine de 15,2 Mds ZAR (1,4 Md USD). De plus, le capital, actuellement entièrement détenu par l’Etat, pourrait être ouvert à d’autres investisseurs (fonds de pension par exemple). La répartition des opérations de la DBSA devrait être de 70 % sur l’Afrique du Sud et de 30 % sur le reste de l’Afrique : ses déboursements d’ici à 2017 s’élèveraient à plus de 55 Mds ZAR (5,1 Mds USD), dont 38 Mds ZAR (3,6 Mds USD) en Afrique du Sud. A terme, la banque devrait ainsi s’impliquer plus largement dans des projets d’envergure en matière de développement des infrastructures en Afrique sub-saharienne aux côtés d’autres bailleurs de fonds.

publie le 11/08/2014

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