Extrait des brèves du 27.02.2015

Les Brèves sont préparées chaque semaine par le Service Economique Régional.

Brèves d’Afrique australe du 27.02.2015

Faits saillants :

Afrique du Sud : un Budget 2015/16 restrictif marqué par la forte révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2015 et par une hausse sans précédent de l’impôt sur le revenu (Treasury)
Angola : adoption de la Loi de finances rectificative pour 2015 (Autorités)
Zambie : Simplification de la législation sur les remboursements de TVA (Autorités)

Afrique du Sud :

Loi de Finances pour 2015/16 : confirmation des mesures de consolidation budgétaire et forte révision à la baisse de la projection de croissance 2015 (National Treasury)

En dépit d’une hypothèse de croissance de seulement 2 % pour 2015 (contre 2,5 % précédemment projeté), reflet, selon le Ministre des Finances, des difficultés du pays en matière de génération électrique, le Budget 2015/16, présenté cette semaine, a confirmé les engagements de consolidation budgétaire annoncés dans la revue budgétaire d’octobre 2014. Malgré un déficit public 2015/16 légèrement supérieur à la projection d’octobre, à -3,9 % du PIB contre -3,7 % originellement attendu, le déficit budgétaire devrait retomber sous le seuil des 3 % de PIB dès 2016/17, à -2,6 %. Pour ce faire, le Projet de loi de Finances a validé la baisse du plafond des dépenses publiques de 25 Mds ZAR sur les deux prochaines années et introduit une hausse de la fiscalité de 16,8 Mds ZAR sur l’année fiscale, dont la hausse, une première depuis 1994, du taux d’imposition sur le revenu (+1 pt de pourcentage pour les contribuables gagnant plus de 181 900 ZAR par an). Ce projet de Budget, le plus restrictif depuis 20 ans, constitue une réponse directe à la menace d’une nouvelle dégradation de la notation souveraine, mais confirme l’impossibilité pour l’économie d’atteindre une croissance de 5 % d’ici à 2017, telle que visée dans le Medium Term strategic framework 2014-19 publié en août 2014, la projection du Treasury s’établissant à 3 % (cf. infra).

Rebond de la croissance au T4 2014 mais net ralentissement sur l’année 2014 (autorités)

Les données préliminaires de la croissance au 4ème trimestre 2014 font état d’une progression du PIB de 4,1 % en rythme trimestriel annualisé corrigé des variations saisonnières (cvs), après 2,1 % au T3. En glissement annuel, la hausse est de 1,3 %. Le rebond de la croissance résulte cependant en large partie d’un effet base favorable, traduisant le processus de normalisation graduelle de l’activité des secteurs minier et manufacturier, suite aux différents mouvements sociaux des trois premiers trimestres. Sur l’année, le taux de croissance, en g.a, a toutefois de nouveau nettement ralenti, à +1,5 % après 2,2 % en 2013, soit la plus mauvaise performance depuis la récession de 2009, du fait notamment du recul, sur l’année, des productions minière (-1,5 %) et manufacturière (-0,1 %).

14ème mois consécutif de recul de l’indice composite de la Banque centrale en décembre (SARB)

En décembre, l’indice composite de la Banque centrale (leading indicator) s’est contracté de -1,0 % en g.a, à 99,9 points (base 100 en 2010) après avoir légèrement baissé de -0,1 % en novembre. En rythme mensuel, l’indicateur a reculé de -0,9 %, en raison du repli des mises en chantier dans l’immobilier et de l’agrégat de masse monétaire le plus restreint (M1), et ce, malgré l’accélération des ventes automobiles ainsi que des offres d’emploi.

Accélération du rythme de croissance du crédit au secteur privé en janvier (Banque centrale)

En janvier, le crédit au secteur privé a progressé de +9,2 % en g.a, après +8,6 % en décembre, porté par la hausse des prêts aux entreprises de +15,4 %. La progression des prêts aux ménages a décéléré, à +3,5 % en g.a, après 3,7 %. Conséquence du renforcement des conditions d’octroi de crédits aux ménages, suite à l’accroissement des impayés, le rythme de progression des prêts non-sécurisés a nettement ralenti depuis trois ans, à +5,3 % en janvier contre +30 % en moyenne au T4 2012. Les perspectives de crédit restent contraintes par l’endettement élevé des ménages (plus de 78 % du revenu disponible) et par la faiblesse de l’activité.

publie le 06/03/2015

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