Extrait des brèves du 28.11.2014

Les Brèves sont préparées chaque semaine par le Service Economique Régional.

Brèves d’Afrique australe du 28.11.14

Faits saillants :

Afrique du Sud : modeste rebond de la croissance au T3 (Autorités)
Zambie : inflation en novembre au plus haut depuis trois ans (Institut des Statistiques)
Zimbabwe : projections réalistes du budget 2015 mais poids toujours prédominant des dépenses ordinaires (Autorités)

Afrique du Sud :

Modeste rebond de la croissance au T3, à +1,4 % en rythme trimestriel annualisé (Autorités)

Les données préliminaires de la croissance au 3ème trimestre 2014 font état d’une hausse du PIB de 1,4 % en rythme trimestriel annualisé corrigé des variations saisonnières (cvs), après +0,5 % seulement au 2ème trimestre (révisé à baisse, +0,6 % précédemment) et -1,6 % (également revu à la baisse, -0,6 % précédemment), signe de l’impact négatif très marqué des grèves au 1er semestre. Si l’activité au 3ème trimestre a été tirée par les secteurs du commerce (+3,4 % en rythme trimestriel cvs) et des services financiers (+2,4 % t/t), elle a subi la mauvaise performance du secteur manufacturier, en repli de -3,4 %. En rythme trimestriel, les résultats du secteur minier, +1,6 % t/t après -3,1 % au T2, montrent que le redémarrage de l’activité reste très progressif. L’atonie de la consommation intérieure, conjuguée à la faiblesse continue de la demande extérieure, en particulier en minerais, suggèrent une progression, encore modeste, de la croissance au dernier trimestre. Sur l’année, la croissance en glissement annuel reste attendue à 1,4 % seulement. Pour 2015, les autorités projettent une hausse du PIB de 2,5 % contre 2,1 % pour l’OCDE dans ses dernières perspectives économiques.

Modification des taux de croissance passés suite à la réévaluation du PIB (Autorités)

A l’occasion de la publication des données du PIB pour le 3ème trimestre, l’institut des statistiques a annoncé avoir procédé à une réévaluation du PIB nominal de 4 % en moyenne sur la période 2006-2013, ainsi qu’à l’actualisation des prix servant de base au calcul du PIB réel, de 2005 à 2010. Le rebasage du PIB à prix constant entraine de facto une modification du poids de chaque secteur d’activité dans l’économie et se traduit par une modification des taux de croissance réels des années passées. Le poids dans le calcul du PIB des services financiers, du secteur de la construction et de l’industrie manufacturière ont notamment été revus à la hausse. Conséquence de ces réévaluations, les taux de croissance des cinq dernières années ont donc été révisés, s’établissant à -1,5 % en 2009 (inchangé), 3,0 % en 2010 (3,1 % précédemment), 3,2 % en 2011 (contre 3,6 % avec le précédent calcul du PIB), 2,2 % en 2012 (contre 2,5 %) et 2,2 % l’an dernier (contre 1,9 % précédemment).

Recul de l’indice composite de la Banque centrale en septembre (SARB)

En septembre, l’indice composite de la Banque centrale (« leading indicator ») a diminué de -0,5 % en g.a, à 99,8 points (base 100 en 2010) après avoir légèrement progressé, pour la 1ère fois depuis sept mois, de +0,1 % en août, à 100,5 points. La baisse de l’indicateur s’explique essentiellement par le nouveau recul de l’indice des prix à l’exportation ainsi que par la dégradation des perspectives économiques chez les principaux partenaires commerciaux de l’Afrique du Sud. Le repli de l’indice a néanmoins été atténué par la progression du nombre d’offres d’emploi au sein de l’économie (grâce quasi exclusivement au secteur public) et du total d’heures travaillées dans le secteur manufacturier.

Rebond du crédit au secteur privé en octobre (Banque centrale)

En octobre, le crédit au secteur privé a progressé de +9,1 % en g.a après +8,7 % en septembre, au-delà des attentes du consensus (+8,9 %), conséquence de l’accélération du rythme de progression des crédits aux entreprises, à +15,2 % en g.a après +14,3 % en septembre, en dépit du ralentissement des prêts aux ménages, à 3,6 % après 3,8 % précédemment. Les crédits non garantis octroyés aux ménages ont légèrement décéléré en octobre (+5,8 % après +6,0 %), poursuivant leur trajectoire baissière depuis près de deux ans. Les perspectives de crédit restent particulièrement contraintes par la faiblesse de l’activité, dans un contexte de resserrement graduel de la politique monétaire, alors que les ménages restent confrontés à des taux élevés d’endettement (73,5 % du revenu disponible) et que le taux de chômage demeure supérieur à 25 % de la population active.

publie le 19/12/2014

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