Extraits des Brèves d’Afrique Australe du 25.10.13

Les Brèves sont préparées chaque semaine par le Service Economique Régional.

Brèves d’Afrique australe du 25.10.13

Faits saillants

Afrique du Sud : baisse de la prévision de croissance, déficits jumeaux élevés et progression rapide des ratios d’endettement (revue budgétaire de mi-parcours)
Angola : faiblesse des décaissements budgétaires en 2013 et perspective d’un fort déficit en 2014 (Budget 2014)
Zambie : suspension temporaire de la taxe sur les exportations des minerais non transformés

Afrique du Sud

Baisse de la prévision de croissance, déficits jumeaux élevés et progression rapide des ratios d’endettement (revue budgétaire de mi-parcours)

Présentant la revue budgétaire de mi-parcours, le Ministre des Finances a confirmé officiellement la baisse des prévisions de croissance pour 2013 et 2014, à +2,1 % et +3,0 %, contre respectivement +2,7 % et +3,8 % projetées en février dernier. Malgré un déficit budgétaire moins élevé qu’attendu pour cette année (-4,2 % du PIB, contre -4,6 %), essentiellement lié à une modification de la méthodologie intégrant désormais les provisions exceptionnelles, l’objectif d’un déficit de -3,0 % du PIB a été une nouvelle fois reporté d’une année, à 2016/17. La dette publique brute (hors dette des entreprises publiques, dont certaines bénéficient d’une garantie de l’Etat) devrait augmenter rapidement, passant de 44,8 % en 2013/14 à un pic de 47,7 % en 2016/17 (contre 27,0 % du PIB pour mémoire en 2008/09). La faiblesse des marges d’action soulève des incertitudes quant au maintien de la notation souveraine du pays dans les prochains mois, alors que se profile une année électorale par nature peu propice à des efforts supplémentaires en termes de consolidation budgétaire. A noter qu’en dépit de la dépréciation rapide du Rand, le déficit courant resterait durablement élevé au cours des trois prochaines années (avec une prévision de 6,1 % du PIB en 2016).

Ralentissement de l’inflation en septembre, dans la limite haute de la fourchette de la SARB

En septembre, le taux d’inflation s’est élevé à +6,0 % en g.a, après +6,4 % en août, soit une hausse moyenne des prix à la consommation de +5,9 % sur les 9 premiers mois de l’année. Le ralentissement de l’inflation a principalement résulté de la modération des prix du pétrole (+12,8 % en g.a en septembre, après +23,0 % en août) et des denrées alimentaires (+6,0 % en septembre, après +7,4 % en août). A noter que la plus forte progression a été enregistrée par les prix administrés (qui composent 18,5 % de l’indice des prix), en hausse de +8,9 % en g.a. Le rythme d’inflation reste au niveau de la borne supérieure de la cible de la Banque centrale (3 % à 6 %). Reflet des tensions inflationnistes persistantes, le taux d’inflation sous-jacente (hors alimentation, pétrole et énergie) s’est élevé à +5,3 % en g.a en septembre, après +5,1 % en août.

Légère hausse de l’indice composite de la Banque centrale en août

L’indice composite de la Banque centrale (« leading indicator ») a progressé de +1,7 % en g.a en août à 101,4 points (base 100 en 2010), après 100,7 points en juillet, principalement en raison de l’augmentation du nombre de mises en chantier dans l’immobilier résidentiel et de la hausse de la valeur des actifs financiers cotés sur le Johannesburg Stock Exchange. La progression de l’indice composite a néanmoins été atténuée par la contribution négative de la composante « ventes de véhicules neufs » et « cycle des affaires ». L’indice composite se situe encore à un niveau inférieur à celui atteint en février (102,8 points).

publie le 23/09/2014

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