La coopération décentralisée en Afrique du Sud

La coopération décentralisée est reconnue depuis 1992 et soutenue par l’Etat français. Elle est devenue une réalité institutionnelle et politique, de plus c’est une valeur sur de l’action l’extérieure française.

Le ministère des affaires étrangères et européennes encourage la coopération décentralisée en offrant aux collectivités territoriales locales les services des réseaux d’ambassades. Des co-financements sont possibles soit via des appels à projets thématiques ou géographiques lancés par la délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales, soit auprès de l’ambassade.

La coopération décentralisée a différents objectifs :

  • la participation au développement dans les pays ainsi qu’au processus de paix ;
  • la coopération européenne pour promouvoir le développement de l’équilibre et de forger la citoyenneté européenne au niveau local ;
  • l’aide au développement par l’échange et la coopération entre les autorités locales et régionales dans le Sud et le Nord ;
  • accroître l’influence économique, culturelle et sociale d’une région ou d’une région et de ses acteurs.

La coopération décentralisée se distingue de l’action des ONG, des administrations centrales et des donateurs multilatéraux.
L’action des autorités locales et régionales est une action à long terme. Elle se concentre principalement sur l’échange et le savoir-faire, l’appui institutionnel et la formation.

Les collectivités locales françaises suivantes ont établi des partenariats à long terme avec les collectivités territoriales sud-africaines :

  • La région Bourgogne et la province de Western Cape : Les deux régions ont signé leur premier accord de coopération en 2002, renouvelé en 2011. Lancé comme un partenariat bilatéral dans le domaine de la vinification pour les professionnels de communautés auparavant défavorisées, le partenariat a permis de nombreux projets dans différents domaines de la formation professionnelle agricole, le sport, le tourisme, l’environnement, ou encore le développement économique pour différentes cibles telle que la jeunesse, la culture et la santé.
  • La région Ile de France et le Gauteng : les deux régions ont renouvelé un accord établi en 2001 visant à promouvoir le développement des deux régions fortement urbanisées (transports, santé, tourisme, développement économique ...)
  • La région de l’Ile de la Réunion et le Kwazulu Natal dont l’objectif partenariat sur les échanges culturels.
  • Le département du Val de Marne et Johannesburg dont le partenariat est axé sur le renforcement des capacités de la municipalité de Johannesburg pour le développement de la petite enfance.
  • Les villes de Nantes et de Durban dont le partenariat se concentre sur le développement urbain (transports et le changement climatique), les droits de l’homme et la culture.
  • Le Port (La Réunion) et Durban : Les deux villes se sont associées depuis 2005 autour du sport et les échanges culturels, les échanges économiques, le développement urbain.
    Le Port apporte un appui technique et financier à la mise en place du Corridor Vert à côté de la rivière à la uMngeni à Durban.

L’Ambassade de France en Afrique du Sud a joué un rôle dans la mise en place de plusieurs partenariats :

  • un programme d’échange viticole entre la province du Cap Occidental et la région de Bourgogne depuis 2002 ;
  • l’accord de coopération entre la province du Gauteng et la région Ile-de-France ;
  • l’accord de jumelage entre la ville de Nantes (France) et la municipalité de Durban (eThekwini) signé en 2005 ;
  • le jumelage des villes de Durban et du Port (La Réunion) depuis 2005.

publie le 30/12/2013

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