La diplomatie économique

La diplomatie économique est l’un des piliers d’action prioritaire du ministère des Affaires étrangères. Ses objectifs principaux sont :
-  Soutenir les entreprises françaises sur les marchés extérieurs,
-  Attirer vers la France des investissements étrangers créateurs d’emplois,
-  Mieux adapter le cadre de régulation européen et international aux intérêts économiques défensifs et offensifs de la France.

Ainsi, le Quai d’Orsay a mis en œuvre un plan d’action en dix axes, dans lequel les nombreux atouts du second réseau diplomatique du monde sont mobilisés pour une diplomatie économique au quotidien :

Axe 1 : création de la Direction des entreprises et de l’économie internationale, afin de contribuer à la dynamisation des relations économiques avec des pays-clés.

Axe 2 : mobilisation accrue du réseau diplomatique à l’étranger, par l’intégration d’un volet économique dans le plan d’action des ambassades.

Axe 3 : déplacements du ministre des Affaires étrangères à dimension économique.

Axe 4 : promotion de l’innovation française, par le renforcement des liens entre les pôles de compétitivité et le réseau diplomatique. Au-delà de la veille scientifique, le réseau renforcera son action pour mieux faire connaître dans le monde les projets innovants des entreprises françaises.

Axe 5 : attraction des investissements étrangers en France par des actions de recherche et de promotion.

Axe 6 : mobilisation des outils d’influence, tels que les bourses en faveur des étudiants étrangers et la valorisation de la « marque France » dans le domaine culturel.

Axe 7 : simplification des procédures d’obtention des visas de court séjour vis-à-vis de certains acteurs des relations bilatérales : hommes d’affaires et investisseurs potentiels, étudiants étrangers, touristes, etc.

Axe 8 : soutien à l’expatriation, par la négociation de conventions internationales supplémentaires.

Axe 9 : mieux communiquer avec les entreprises, dans la continuité des Rencontres Quai d’Orsay-entreprises du 9 avril 2013, plus grand événement jamais organisé par le Quai d’Orsay pour les entreprises (700 participants).

Axe 10 : renforcement des modules de formation sur les enjeux économiques et commerciaux auprès des agents du ministère.

Pour en savoir plus : consulter le site du Quai d’Orsay


Extrait du discours de François Hollande à l’occasion de la XXIe Conférence des Ambassadeurs

« Les nouvelles puissances se comptent désormais par dizaines. En vingt ans, la part des pays émergents dans le PIB mondial est passée de 36 à 50%. Les plus grands ont déjà atteint des niveaux technologiques comparables aux pays développés. Ils disposent de réserves de change considérables.
D’immenses classes moyennes s’y développent. On prévoit que les couches urbaines compteront plus de quatre milliards d’individus dans dix ans, dont la moitié en Asie. C’est un défi économique mais c’est aussi une opportunité considérable pour nos entreprises, nos universitaires, nos créateurs.
J’ai confiance dans la capacité de la France à affronter cette compétition.
Encore doit-elle prendre les bonnes décisions, adapter ses politiques, moderniser son économie. Ces réformes, je les ai engagées.
L’objectif que j’ai fixé est de retrouver d’ici 2017 l’équilibre de notre balance commerciale hors énergie.
L’ensemble des outils de l’Etat doivent être mobilisés. Nos ambassades, nos consulats, les services économiques à l’étranger, Ubifrance, la Coface, l’Agence française pour les investissements internationaux : tous doivent travailler ensemble avec un seul objectif, soutenir nos entreprises dans la conquête de nouveaux marchés.
Les instruments de financement des exportations doivent également être améliorés : il n’est pas acceptable que de grandes offres industrielles françaises soient pénalisées face à leurs concurrents faute de soutien financier. Le Gouvernement y travaille.
Les PME doivent être une des priorités de la diplomatie économique. Derrière chaque grand contrat gagné, les sous-traitants, les équipementiers, les fournisseurs français doivent eux-aussi accéder aux marchés. Je vous demande, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, d’y veiller.
Parallèlement, notre territoire doit davantage attirer les investisseurs, les entrepreneurs, les chercheurs, les étudiants. Toutes les facilités seront accordées, y compris dans la délivrance des visas.
Le tourisme doit être érigé en grande cause nationale, ce qui suppose d’améliorer l’accueil dans les aéroports, de renforcer la sécurité, de relever le niveau des équipements comme celui des prestations. La France est déjà la première destination touristique du monde, elle a pour objectif de dégager le premier solde touristique de tous les pays européens.
Il n’y a pas l’économie d’un côté, le rayonnement de l’autre. Tout participe à la présence de la France dans le monde. »

publie le 02/10/2013

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