Une école thématique sur les techniques de relevé des gravures organisée par le GDRI-STAR
18 – 22 octobre 2010 (Kimberley, Afrique du Sud)
Le groupement de recherche international « Science, technologies, art rupestre » (GDRI-STAR) du CNRS a pour but de promouvoir les collaborations entre la France et l’Afrique du Sud dans le domaine de l’art rupestre, en se concentrant principalement sur les méthodes de relevé, les techniques de microanalyses des matériaux de l’art rupestre et de datation, la conservation et la valorisation de sites. Un point original du GDRI-STAR est d’inclure dès l’origine des structures permettant un accès à des techniques de pointe de microanalyse des matériaux, de datation et d’imagerie 3D. Ces structures contribueront directement aux recherches archéologiques sur les matériaux de l’art rupestre et son contexte environnemental.
Le GDRI-STAR cherche à promouvoir et structurer des actions de dans les domaines complémentaires suivants : formation internationale, recherche et mise en réseaux des équipes, valorisation des sites d’art rupestre et la dissémination du savoir.
Le GDRI-STAR a lancé un programme international d’écoles thématiques pour favoriser le développement de nouvelles collaborations bilatérales. Une mobilité forte des chercheurs des institutions partenaires est recherchée afin de faciliter les échanges entre les équipes et la publication conjointe des résultats. Le GDRI-STAR contribuera ainsi à une plus grande visibilité au niveau international des recherches sur l’art rupestre en cours dans les pays partenaires.
Un peu d’histoire
La France et l’Afrique du Sud sont deux régions de premier plan dans l’étude de l’art préhistorique et dès 1929 des échanges scientifiques majeurs associant chercheurs français et sud-africains en art rupestre se sont multipliés. Malheureusement, ces interactions de fond furent arrêtées pendant la période de l’Apartheid et durant ces années des approches très différentes mais complémentaires furent développées dans les deux pays. En Afrique du Sud, bénéficiant de données ethnographiques de premier ordre et de la persistance des cultures indigènes, les chercheurs ont réalisés d’impressionnantes avancées dans l’interprétation de l’art rupestre. En France, où de tels témoignages sont définitivement perdus, le développement de la recherche s’est orienté dès l’origine vers une étude fine du matériel archéologique et des supports graphiques. Depuis une dizaine d’années, avec la fin de l’Apartheid, des équipes des deux pays ont renoué les relations scientifiques trop longtemps coupées et des chercheurs de toutes les institutions réunies par le GDRI-STAR ont eu l’occasion de travailler ensembles à plusieurs reprise, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle et fructueuse ère de collaboration franco sud-africaine.
Un film de Luc Ronat, produit par CNRS Images (2010, 31 min)
L’Afrique du Sud est l’un des pays qui possède le plus riche patrimoine d’art rupestre au monde. Des milliers de peintures et de gravures témoignent du talent artistique d’un peuple aujourd’hui totalement disparu, les San.
Pour aller plus loin dans la compréhension de ces peintures, une équipe de scientifiques Franco - Sud Africaine a mené pour la première fois dans le pays, une campagne d’analyse in situ de peintures rupestres, à l’aide d’un spectromètre Raman. Cette technique permet d’identifier les pigments qui composent les peintures, sans les détériorer. C’est une perspective qui intéresse aussi bien les chimistes que les archéologues ou les conservateurs.
Projection en présence du réalisateur et des conseillers scientifiques du film : Philippe Colomban et Céline Paris du Laboratoire de Dynamique, Interactions et Réactivité (LADIR – UPMC / CNRS)
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