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Renforcement des capacités

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© IRD / DELIRY ANTHEAUME Elisabeth

L’Afrique du Sud a des ressources humaines limitées, particulièrement parmi les populations historiquement défavorisées. La France participe au renforcement des capacités en Sciences et Techniques selon trois axes

1. Financement de bourses pour études et échanges de chercheurs

Entre 2006 et 2010, ont été financées :
- 56 bourses de stages de 4 mois par an en France pour étudiants en Master ou doctorat
- 15 bourses pour études de Master en France
- Echanges de chercheurs (50 chercheurs sud africains pour des séjours d’une à 9 semaines en France, et 45 chercheurs français pour des séjours d’une semaine en moyenne).
- 40 bourses locales pour études de Master dans les universités sud africaines
- 15 bourses locales pour études de doctorat dans les universités sud africaines

2. Participation au financement de l’Institut Sud Africain de Technologie le F’SATI :

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© CNRS Photothèque/CREMANT/France Telecom-Orange Labs / PERRIN Emmanuel

Le F’SATI est le résultat de l’accord de coopération signé le 4 novembre 1994 entre les gouvernements français et sud Africain. La décision et la mise en place de l’Institut au Technikon de Pretoria date du 17 avril 1996 et s’est matérialisée par la signature d’un accord entre le gouvernement français, le gouvernement sud africain représenté par « the Foundation for Research and Development », et les deux opérateurs du projet, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris coté français et le Technikom Pretoria coté sud Africain. Les premiers étudiants ont commencé leur cursus en janvier 1997 et l’Institut a été officiellement inauguré en 1998 lors de la visite d’état du Président Jacques CHIRAC en Afrique du Sud.

En réponse à une demande croissante des instituts de recherches, des universités et de l’industrie sud-africaine pour de jeunes ingénieurs dotés de connaissances solides et spécialisées, le F’SATI a vu son domaine de compétence, initialement spécialisé dans l’électronique, élargi. Il propose aujourd’hui plusieurs Masters Internationaux de Sciences dispensés à la fois par des universités françaises Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Electronique et Electrotechnique (Université Paris-Est) et sud-africaines la Tshwane University of Technology et la Cape Peninsula University of Technology. Par la suite les étudiants peuvent également obtenir un Doctorat de l’EISEE ou de l’Université de Paris-Est.

Le 16 novembre 2009, cette collaboration a franchi un nouveau pas avec l’ouverture du pôle d’ingénierie des systèmes de satellite. Cette formation universitaire de troisième cycle est assurée notamment par des ingénieurs du groupe EADS Astrium et s’inscrit ainsi dans le cadre de la collaboration spatiale entre la France et l’Afrique du Sud.

La recherche au F’SATI

Se concentre principalement sur les domaines suivants :
- Organisation de l’environnement et équipements pour personnes handicapées,
- Télécommunications, en particulier les réseaux sans fils, avec un Centre d’Excellence financé par le ministère des Sciences et les entreprises
- Systèmes d’ingénierie des satellites, l’institut a vocation à devenir un centre d’excellence dans ce domaine.

Quelques chiffres :
- En 2010, quatre professeurs d’université français sont en poste au F’SATI. Un total de 276 élèves sont inscrits en 2010 dont 168 élèves en Master et 31 élèves en Doctorat.
- De 2006 à 2010, 86 élèves ont obtenu un diplôme de Master et 4 un diplôme de doctorat, 18 étudiants ont poursuivi leur deuxième année d’études de Master en France et 73 étudiants français sont venus au F’SATI afin d’y réaliser un stage de fin d’étude de Master ou de doctorat, et 7 docteurs ont réalisé leur pos-doc en Afrique du sud.
- De 2008 à 2010, les travaux de recherche ont permis la publication de 3 livres, 25 articles de revue, 7 chapitres de livres et 88 articles de conférences.

Le F’SATI en collaboration avec l’Innovation Hub, abrite un incubateur d’entreprises et 3 entreprises sont nées des activités de cet incubateur.

3. Développement de centres de formation professionnelle associant entreprises, universités sud africaines et ministère de l’éducation français :

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© CNRS Photothèque/INSU/LAM / PERRIN Emmanuel

Dans le cadre d’un partenariat public privé, ces centres associent des entreprises privées, une université de Technologie sud africaine et le Ministère de l’Education français. L’entreprise apporte son savoir faire, une plate forme technologique complète et réactualisée et l’accompagnement et le suivi des actions. L’université sud africaine met à disposition les locaux, les mobiliers de formation et les enseignants. L’objectif est la formation de Techniciens et Techniciens supérieurs (niveau "Bachelor" en Afrique du sud soit deux et trois ans après le niveau Baccalauréat en France).

Deux centres sont en cours d’installation :
- Un centre de formation en énergie, électricité et maintenance des systèmes automatisés installé à l’Université de Technologie de Vaal en partenariat avec Schneider Electric Schneider Electric South Africa Pty Ltd et le ministère français de l’Education.
- Un PLMCC (Product Life Management Cycle Competency Center) à l’image de ceux existant en Inde, Brésil et Mexique qui sera installé à l’Université de Technologie de la Péninsule du Cap.

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