Animée par le service de sécurité intérieure de l’ambassade, sur la base d’un accord de coopération policière signé en 1998 aux plus hauts niveaux français et sud-africain, la coopération entre nos deux pays dans le domaine de la sécurité intérieure représente un partenariat solide et bien établi, prenant la forme de programmes d’envergure, notamment fondés sur le partage d’expérience et le renforcement des capacités.
Une coopération dans des domaines variés

En totale cohérence avec les besoins exprimés par les autorités sud-africaines, cette coopération, qui vise à promouvoir les meilleures pratiques policières, mais aussi les technologies mises en oeuvre dans le cadre des activités de police (dont celles développées par différents acteurs industriels français et européens) au bénéfice de la sécurité des peuples français et sud-africains, s’inscrit dans une perspective de long terme. Elle se traduit par la mise en œuvre de nombreuses actions dans des domaines de haute spécialisation, parmi lesquels :
le renforcement des capacités de maintien de l’ordre et de gestion des foules selon les standards démocratiques fondés sur l’utilisation graduée de la force – parfaitement illustrée par la mise en oeuvre, dans le cadre de la préparation de la coupe du monde de football 2010, d’un programme de formation qui a bénéficié, sur 3 ans, à 8500 policiers sud–africains ;
l’intervention spécialisée (antiterrorisme, lutte contre le grand banditisme, piraterie) ;
la police maritime ;
la police judiciaire spécialisée ;
la police technique et scientifique.
Cette coopération, marquée par un élargissement progressif des thématiques abordées, se développe d’année en année.
Une dimension régionale qui se développe
Le partenariat franco-sud-africain recouvre également une dimension régionale, englobant des thématiques aussi importantes :
le renforcement des capacités de gestion civile des crises en Afrique, par l’organisation de sessions annuelles d’entraînement multinationales dédiées aux opérations de maintien de la Paix ;
l’organisation de conférences thématiques permettant des échanges de bonnes pratiques (par exemple, sur la lutte contre le trafic de précurseurs chimiques, le blanchiment d’argent, etc…)
la mise en place d’un cours régional de police judiciaire destiné à établir des standards communs en Afrique australe.
Par ailleurs, l’organisation de cours de français visant, à terme, à faciliter les déploiements de policiers sud-africains en opérations extérieures en milieu francophone, s’inscrit également dans cette dynamique multilatérale.
Perspectives

Les perspectives ouvertes pour les années à venir sont particulièrement prometteuses, grâce à un soutien français renouvelé, visant à épauler sur le long terme la police sud-africaine dans sa lutte contre toutes les formes de criminalité, notamment internationale.
